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Pleins feux sur les participants

Les participants en vedette : Lilla S.

Une tuile à la fois, Lilla S., participante à l’ÉLCV, a transformé sa passion pour le Scrabble en une vie d’apprentissage, de connaissances et de relations.

Tout au long de sa carrière professionnelle, Lilla a soutenu le domaine de l’alphabétisation des adultes, où elle a occupé des fonctions au sein de Literacy Volunteers of America, un mouvement d’alphabétisation international. Elle a participé à la création de programmes, a siégé à un comité national dirigé par le gouvernement fédéral et a même représenté le Canada au sein d’un comité international. 

Dans sa vie personnelle, Lilla est devenue mordue de Scrabble (et une joueuse compétitive). Depuis sa première partie amicale à Ottawa à l’âge de 57 ans, le Scrabble a inspiré ses voyages, ses relations, et même la rencontre avec son conjoint! Au moment de l’entrevue, elle revenait d’un tournoi invitation à Montréal, où elle a rencontré des compétiteurs de toute l’Amérique du Nord. À 82 ans, elle est vraiment au sommet de son art : elle détient un record personnel de 1 452 points et a été sollicitée pour jouer dans la première division du tournoi invitation. 

Parlez-nous un peu de vous.

J’ai commencé à jouer au Scrabble amical à Ottawa pour me changer les idées et m’aider à me concentrer après une maladie. Je suis devenue accro et je me suis inscrite au club compétitif. Au bout de six ans, j’ai déménagé à Stoney Creek avec mon conjoint de fait, que j’ai rencontré au club. Nous avons continué de parcourir l’Amérique du Nord, combinant les tournois de Scrabble, la randonnée et le tourisme. Il est décédé à Stoney Creek en 2024. Au printemps 2025, je me suis réinstallée en Nouvelle-Écosse, où j’ai vécu et élevé ma famille. J’ai un fils, un petit-fils, des arrière-petites-filles, une sœur et un neveu qui habitent dans cette région.

Il y a peu de Scrabble en Atlantique, et pas d’activité compétitive. C’est pourquoi j’ai lancé le club à la bibliothèque publique locale de Cole Harbour. Une foule de personnes différentes et intéressantes en font partie. Certaines sont retraitées, d’autres sont sur le marché du travail, une est épileptique et une autre, qui a un diagnostic de démence, est accompagnée de son partenaire de soins. La bibliothèque nous a généreusement offert sa salle de programme (si nous offrons l’activité gratuitement) et nous fournit trois plateaux de Scrabble sur lesquels le club joue toutes les semaines.

Depuis combien de temps participez-vous à l’ÉLCV? 

À ce que je sache, ça fait au moins dix ans. J’ai commencé à Hamilton, puis j’ai poursuivi les séances ici, à Halifax. 

Pourquoi avez-vous décidé de participer à la ÉLCV? 

Pour être honnête, c’est parce que je trouvais ça intéressant. En vieillissant, je veux savoir ce qui se passe avec mon propre processus de vieillissement par rapport à celui des autres. Entre autres, j’ai découvert que j’ai d’excellents os et que je me trouve dans le bas de l’échelle d’ostéoporose! Je me suis dit que I’expérience serait captivante et que je pourrais aider. Si je peux faire quelque chose pour aider, c’est sûr que je suis prête!

Qu’est-ce qui vous motive à continuer de participer à l’ÉLCV? 

Quand je commence quelque chose, j’ai horreur d’abandonner! Je suis relativement certaine que les abandons au beau milieu de l’étude sont désavantageux, et je voulais maintenir l’aspect longitudinal. Et puis, je suis maintenant à la retraite et j’ai le temps et la capacité de participer. J’ai également la chance d’avoir rencontré quelques personnes autour de moi qui y participent aussi, ce qui est agréable. 

Qu’espérez-vous que l’ÉLCV accomplisse? 

De façon très générale, s’ils peuvent faire quoi que ce soit avec les recherches pour aider les personnes âgées dans le domaine de la santé ou sur le plan médical, ça suffirait.

Qu’est-ce que le vieillissement en santé signifie pour vous? Quelle est votre approche actuelle pour vieillir en santé? 

En fait, je commence à comprendre ce qu’est un vieillissement en mauvaise santé. J’ai eu la chance d’être relativement en bonne santé après la retraite, j’ai fait des randonnées au Mont-Tremblant, des choses du genre. Maintenant que j’ai dépassé les 80, j’ai des douleurs et des courbatures. Pour moi, vieillir en santé, ça consiste à gérer ça. J’aspire à rester en bonne santé physique et sociale grâce à des groupes de yoga et de Scrabble.

Pourquoi pensez-vous qu’il est important d’étudier le vieillissement et la santé? 

La population est vieillissante. Je ne pense pas qu’on veut une population très malade! Il faut garder les personnes en santé le plus possible dans la communauté, et pas dans les hôpitaux ou en soins de longue durée. Il est important de vivre dans la communauté et de rester le plus autonome possible, et j’espère que l’ÉLCV contribuera à cet objectif. 

Qu’est-ce qui vous motive à continuer? 

Je fais seulement les choses qui m’intéressent, quand j’en ai envie. Je tente de trouver des personnes que j’aime côtoyer, avec qui j’ai des choses en commun. L’interaction avec les autres me maintient motivée. J’ai aussi un fils, un petit-fils et une arrière-petite-fille qui me tiennent active, et ils m’aident aussi à rester positive et motivée. J’adore aussi le jardinage en bac. Je fais surtout pousser des herbes, mais j’ai aussi quelques annuelles et des vivaces. Les orchidées sont mes préférées; J’en ai 14 à la maison!

À quel point est-il important de demeurer active en vieillissant?  

C’est tout pour moi. Les trois aspects, intellectuel, social et physique. S’il m’en manquait un, je me sentirais impuissante, et j’ai horreur de ça. Je ne veux pas qu’on ait à s’occuper de moi. J’ai été en mesure de le faire toute ma vie, et je n’aime pas l’idée d’avoir à y renoncer.

Si vous souhaitez en découvrir davantage sur le Scrabble compétitif ou sur le parcours de Lilla au Scrabble, vous pouvez consulter la pagehttps://www.scrabbleplayers.org/w/Lilla_Sinanan. Si vous avez envie de participer à la série Pleins feux sur les participants de l’ÉLCV, écrivez àinfo@clsa.elcv..

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