
Peux-tu nous parler de toi en un ou deux paragraphes? Quels sont ton nom et ton domaine d’étude? D’où es-tu originaire? Quel était ton métier de rêve quand tu étais enfant? Quelle est ton activité préférée en dehors de l’école ou du travail?
Je m’appelle Hannah-Ruth Engelbrecht et je fais un doctorat à l’Université de la Colombie-Britannique. Mon doctorat porte sur diverses formes d’« âge biologique » : j’étudie les indicateurs épigénétiques et biophysiologiques du vieillissement en santé, leur congruence et ce qu’ils révèlent sur le vieillissement en santé dans diverses populations mondiales. Je suis Sud-Africaine et je me suis installée au Canada pour faire mon doctorat. Pendant mon enfance, je souhaitais désespérément devenir vétérinaire de gros animaux! En cours de route, je me suis tournée vers la génétique et la physiologie, ce qui m’a menée à suivre un baccalauréat et une maîtrise en génétique humaine. Ça n’a pas grand-chose à voir avec les gros animaux, mais c’est tout de même intéressant! J’ai toujours voulu faire quelque chose pour rendre le monde meilleur et, pour l’instant, c’est la recherche!
Hors du travail, j’aime la lecture et l’écriture. Je suis une épouvantable poétesse, mais mes nouvelles ne sont pas si mal. Je danse, je passe du temps avec mes chiens, parfois, je fais de la pâtisserie! J’adore être dehors, et la Colombie-Britannique est un lieu magnifique pour ça.
Qu’est-ce qui t’intéresse le plus à propos de l’ÉLCV?
L’ÉLCV est exhaustif. Il inclut tellement de données sur diverses facettes de la santé. En qualité de chercheuse sur l’« âge biologique », qui étudie le vieillissement sous un angle transsystémique, mes yeux s’illuminent de joie quand je constate tous les aspects de la santé inclus dans cette cohorte.
Quel type de recherche fais-tu avec les données de l’ÉLCV? As-tu publié tes résultats de recherche? Si oui, qu’as-tu découvert (en résumé)?
Mes recherches à l’aide des données de l’ÉLCV ne sont pas encore publiées, mais j’espère qu’au début de l’an prochain, ça bougera de ce côté-là! Mon projet de l’ÉLCV porte sur l’association des prédicteurs de l’âge épigénétique ou des biomarqueurs inflammatoires avec des mesures de vieillissement plus physiologiques et fonctionnelles; il y a moins de congruence qu’on pourrait le croire!
Mon travail à partir des données de l’ÉLCV m’a rappelé qu’une personne qui ne « semble » pas en santé d’après certaines mesures peut tout de même aller très bien, et qu’en recherche, lors d’une évaluation de la santé, nous devons nous rappeler de ne pas nous limiter aux marqueurs moléculaires, mais de tenir compte de l’ensemble de la personne. Compte tenu de l’exhaustivité des données, j’ai aussi peaufiné mes compétences en nettoyage et en préparation des données!
Je pense que travailler avec le ÉLCV m’a rappelé que ce n’est peut-être pas parce que quelqu’un peut ne pas « avoir l’air » en bonne santé selon certaines mesures qu’il peut très bien aller, et en tant que chercheurs, nous devons être conscients que lorsque nous évaluons la santé, nous devons considérer le moi holistique d’une personne, et non seulement un ensemble de marqueurs moléculaires. Compte tenu de la richesse du jeu de données, mes compétences en nettoyage et manipulation de données ont aussi été un peu peaufinées.
Pour l’avenir, maintenant que je connais l’existence de ressources supplémentaires et la richesse constante de cet ensemble de données, je n’arrête pas de trouver de nouvelles questions! Je pense qu’une cohorte comme l’ÉLCV continue d’être inspirante, particulièrement lorsqu’on rencontre d’autres personnes qui puisent dans la même cohorte pour mener des recherches complètement différentes!
Comment penses-tu que les résultats de l’ÉLCV te seront utiles ou utiles à d’autres à l’avenir?
Une cohorte comme celle de l’ÉLCV profite de chercheuses et chercheurs en santé au Canada qui peuvent tirer des conclusions auprès d’une cohorte plus locale et plus pertinente que celles d’autres pays (qui sont également utiles!), dont les structures sociétales sont différentes. Espérons qu’au fil du temps, une ressource comme l’ÉLCV fournira de l’information judicieuse tirée de la recherche en santé pour la population canadienne et le système de santé canadien en général.
As-tu une idée du genre de travail que tu aimerais faire après tes études?
Je suis ouverte à bien des choses, mais je pense que n’importe quelle fonction qui me permettra d’utiliser mes compétences en analyse des données et de chercher à répondre à des questions intéressantes me rendra heureuse. J’espère aussi participer davantage à l’application de la recherche!
Au-delà de ton expérience professionnelle, qu’est-ce que l’ÉLCV t’a apporté?
J’ai rencontré tant de personnes merveilleuses grâce à mon travail à partir des données de l’ÉLCV, y compris un participant à l’ÉLCV après une conférence publique! Je trouve inspirant de voir des chercheuses et chercheurs s’attaquer à un projet comme celui-là, de la conception à la réalité, en sachant qu’ils s’investissent dans le bien-être à long terme de la population canadienne et des personnes vieillissantes en général.