Associations entre l’exposition au travail par quarts et certains résultats en matière de santé dans l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement

Année :

2020

Demandeur :

Tamim, Hala

Stagiaire :

Khan, Durdana

Établissement :

Université York

Courriel :

htamim@yorku.ca

Numéro de projet :

2010006

État d’avancement du projet approuvé :

Complété

Résumé du projet

Nous vivons dans une société mondialisée active 24 heures sur 24, dans laquelle des services, des produits et des divertissements se consomment à toute heure de la journée. Conséquemment, de plus en plus de personnes travaillent par quarts. À l’heure actuelle, une personne canadienne sur quatre travaille lors de quarts se déroulant en dehors des heures normales de travail. Par ailleurs, le nombre de travailleuses et travailleurs âgés augmente dans la plupart des pays développés, y compris le Canada, en raison du vieillissement de la population active. En plus des données physiologiques et épidémiologiques sur les relations alarmantes entre le travail par quarts et divers effets sur la santé physique, sociale et mentale, il existe des raisons de croire que le travail par quarts pourrait devenir un problème majeur de santé au travail dans un futur proche. Cette étude analysera les données de cohorte de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ÉLCV) afin d’examiner les associations entre le travail par quarts et trois résultats spécifiques liés à la santé des adultes d’âge moyen et des personnes âgées, c’est-à-dire les variations dans l’âge de la ménopause naturelle, la fragilité et les fonctions cognitives.

Résultats du projet

La thèse a étudié les associations entre le travail par quarts et trois résultats spécifiques liés à la santé des personnes d’âge moyen et personnes âgées. L’exposition principale, le travail par quarts, a été mesurée à l’aide de trois variables dérivées : l’exposition au travail par quarts, l’exposition au travail par quarts dans l’emploi actuel et l’exposition au travail par quarts dans l’emploi le plus long. Les résultats de la première étude ont révélé que le travail par quarts, en particulier le travail par quarts rotatifs, influait considérablement sur le moment de la ménopause naturelle. Dans l’ensemble, le fait d’être exposé au travail par quarts était significativement associé au début tardif de la ménopause. De plus, les résultats de l’étude suggèrent que les femmes qui travaillaient comme travailleuses de quarts en rotation dans leur emploi actuel ou dans leur emploi le plus long étaient significativement liées au début retardé de la ménopause. Les résultats de la deuxième étude ont révélé que l’exposition au travail par quarts était significativement associée à la fragilité à trois ans de suivi. En particulier, l’exposition au travail par quarts en rotation pendant l’emploi le plus long chez les femmes était significativement liée à la fragilité. Enfin, la troisième étude a révélé que l’exposition au travail de nuit (l’emploi actuel et l’emploi le plus long) était associée à une déficience cognitive globale. En ce qui concerne les mesures fondées sur le domaine, le travail de nuit (l’emploi le plus long) était associé à une déficience de la fonction de mémoire, et les personnes exposées au travail par quarts rotatifs (à la fois l’emploi actuel et l’emploi le plus long) ont montré une déficience sur les mesures de la fonction exécutive par rapport aux travailleuses et travailleurs de jour.