Peux-tu nous parler de toi en un ou deux paragraphes? Quels sont ton nom et ton domaine d’études? D’où es-tu originaire? Quel était ton métier de rêve quand tu étais enfant? Quelle est ton activité préférée en dehors de l’école ou du travail?
Je m’appelle Arezoo Mojbafan et je suis candidate au doctorat à l’Université Dalhousie. Je suis originaire d’Iran et j’ai de solides compétences en gestion de la santé et en ressources humaines en santé. Depuis que j’ai immigré au Canada, j’ai également participé à de multiples projets de recherche et de multiples publications sur le vieillissement et les politiques en santé. De plus, je suis coautrice d’un chapitre de livre intitulé « Contextual Factors Influencing Older Persons’ Health », qui reflète ma passion pour le vieillissement et la santé.
Quand j’étais petite, je rêvais de devenir médecin, mais en grandissant, je me suis rendu compte que l’amélioration de la santé dépend souvent des systèmes, des structures et des politiques en place. Cette prise de conscience m’a incitée à délaisser les soins individuels au profit des grands déterminants de la santé et de l’équité. Mes grands-parents, qui ont immigré aux États-Unis il y a de nombreuses années, sont l’une de mes grandes sources d’inspiration. Tout le mal qu’ils ont eu à s’y retrouver dans les systèmes de santé et les obstacles auxquels ils se sont heurtés pour accéder aux soins dont ils avaient besoin à cause de leur âge ont eu un profond impact sur moi. Leur expérience m’a incitée à orienter mes recherches doctorales dans ce domaine.
En dehors de ma vie universitaire, j’aime la peinture, l’exploration de la nature et la découverte de magnifiques sentiers et paysages côtiers de la Nouvelle-Écosse.
Qu’est-ce qui t’intéresse le plus à propos de l’ÉLCV?
La méthodologie détaillée et longitudinale de l’ÉLCV m’a attirée. Elle saisit à la fois les dimensions sociale et biologique du vieillissement dans la population diversifiée du Canada. Puisque je suis vivement intéressée par l’équité et le vieillissement en santé, j’ai perçu l’ÉLCV comme une occasion inestimable d’explorer la relation entre des déterminants comme le statut d’immigration, le nombre d’années vécues au Canada et d’autres facteurs sociodémographiques, d’une part, et la santé des personnes immigrantes âgées au fil du temps, d’autre part.
Quel type de recherche fais-tu avec les données de l’ÉLCV? As-tu publié tes résultats de recherche? Si oui, qu’as-tu découvert (en résumé)?
J’utilise les données de l’ÉLCV pour comparer l’état de santé des personnes âgées d’origine canadienne et des personnes âgées immigrantes dans diverses dimensions de la santé, y compris la santé physique, la santé mentale et le bien-être social. Je vise à déterminer les caractéristiques des personnes âgées immigrantes plus à risque d’être en mauvaise santé et à orienter la prochaine phase de mes recherches doctorales.
Quelle est la chose la plus intéressante ou surprenante que vous avez apprise de votre travail avec le ÉLCV?
Mon travail à partir des données de l’ÉLCV est une précieuse expérience d’apprentissage. Je suis au milieu de mon analyse, et je suis fascinée par la complexité et l’interconnexion des déterminants de la santé chez les personnes âgées, ainsi que par l’évolution de la santé elle-même au fil du temps. Ce travail m’a permis de constater que la santé n’est pas figée, mais qu’elle évolue avec le vieillissement et les modifications aux contextes social, économique et environnemental. Je comprends maintenant mieux le caractère multidimensionnel de la santé et les interactions du vieillissement avec le contexte de vie dans son ensemble.
Comment crois-tu que l’ÉLCV t’aidera à grandir en tant qu’étudiante ou en général?
Même à cette étape de l’analyse, l’ÉLCV m’a aidée à renforcer mes compétences sur le plan de l’interprétation des recherches et des données quantitatives, notamment à partir d’ensembles de données populationnelles complexes. En plus de ma croissance technique, l’ÉLCV m’a incitée à adopter une pensée critique sur la façon de transposer des données probantes à grande échelle en véritables changements politiques. Je pense que cette expérience me préparera à de futures fonctions en politiques de santé et en recherche, pour contribuer à améliorer l’équité sur le plan de l’accès aux soins chez les personnes âgées immigrantes.
Comment penses-tu que les résultats de l’ÉLCV te seront utiles ou utiles à d’autres à l’avenir?
Les résultats de mes recherches à partir de l’ÉLCV donneront des perspectives fondées sur des données probantes sur les secteurs et les raisons des iniquités en santé dans les populations immigrantes âgées du Canada. En déterminant quels groupes sont les plus à risque d’être en mauvaise santé et quels facteurs contribuent à ces écarts, mes recherches peuvent éclairer des interventions ciblées et des politiques de santé plus équitables.
Personnellement, ces résultats formeront les bases de mes futurs travaux en matière d’équité et d’élaboration des politiques en santé et m’aideront à collaborer avec des décisionnaires et des organisations communautaires pour que les personnes âgées, quelle que soit leur origine, puissent accéder aux soins et au soutien dont elles ont besoin. Pour les autres, j’espère que mes recherches feront ressortir l’importance des données inclusives et des approches de politiques intersectionnelles pour bâtir un système de santé plus juste.
As-tu une idée du genre de travail que tu aimerais faire après tes études?
Oui, j’espère travailler comme chercheuse dans le secteur des politiques de santé, de préférence en milieu universitaire ou gouvernemental. Je tiens absolument à combler l’écart entre la recherche et la politique, pour que les données probantes sur les iniquités, le vieillissement et les soins arrivent aux oreilles des décisionnaires. À long terme, j’aimerais diriger des programmes de recherche axés sur l’équité en matière de vieillissement et sur la réforme du système de santé et participer à l’élaboration de politiques de santé plus inclusives au Canada.
Au-delà de ton expérience professionnelle, qu’est-ce que l’ÉLCV t’a apporté?
J’éprouve une sincère gratitude pour le sentiment de communauté qui vient avec ma participation au réseau de stagiaires de l’ÉLCV. J’ai rencontré des collègues inspirants passionnés par les personnes âgées. Ces relations ont rendu mon parcours universitaire plus marquant et plus agréable. Au-delà des avantages professionnels, ce sont les amitiés, la curiosité commune et l’encouragement des autres stagiaires qui me sont les plus précieux.
Y a-t-il autre chose que vous aimeriez partager sur votre parcours avec la ÉLCV?
Je suis fière de savoir que mon travail enrichira le corpus croissant de la recherche canadienne qui met en valeur la diversité et l’équité en matière de vieillissement. Pour moi, l’ÉLCV n’est pas une simple plateforme de recherche, mais un mouvement vers des politiques de santé inclusives et fondées sur des données probantes, une mission à laquelle je me sens privilégiée de participer.