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Pleins feux sur les stagiaires

Les stagiaires en vedette : Entrevue avec Allie Grady

Peux-tu nous parler de toi en un ou deux paragraphes? Quels son ton nom et ton domaine d’étude? D’où es-tu originaire? Quel était ton métier de rêve quand tu étais enfant? Quelle est ton activité préférée en dehors de l’école ou du travail? 

Je m’appelle Allie Grady et je suis candidate au doctorat au programme de psychologie de l’Université d’Ottawa. Je suis originaire de Peterborough, en Ontario, et j’ai obtenu mon baccalauréat à Guelph. Enfant, je rêvais d’être médecin de famille. Malheureusement, je m’évanouis à la vue du sang, et c’est pourquoi je me suis tournée vers un autre type de doctorat! Ce que je préfère à part les études, c’est le tricot, la guitare et le contact avec la nature. 

Qu’est-ce qui tintéresse le plus à propos de lÉLCV? 

Je me suis intéressé à lÉLCV quand je suis devenue stagiaire au Laboratoire du Programme de recherche sur le vieillissement en santé (HARP) de l’Université d’Ottawa, sous la direction du Pr Arne Stinchcombe. Je souhaitais faire de la recherche sur le vieillissement et la santé mentale, et lÉLCV venait tout juste de publier des données recueillies pendant la pandémie de COVID-19. Mes recherches portent sur le vieillissement au sein des communautés lesbiennes, gays et bisexuelles (LGB), et lÉLCV m’a donné loccasion dexaminer les effets de la pandémie sur les Canadiennes et Canadiens LGB âgés. Quand j’ai commencé à travailler avec lÉLCV, je suis devenue accro! 

Quel type de recherche fais-tu avec les données de lÉLCV? As-tu publié tes résultats de recherche?  Si oui, quas-tu découvert (en résumé)? 

Après avoir fini de travailler avec les données sur la COVID-19, je me suis tournée vers la santé mentale et le risque cognitif chez les personnes LGB âgées. Ma première étude de mémoire visait à évaluer les similarités et les différences entre les personnes LGB et hétérosexuelles pour ce qui est de leur utilisation des sites de réseautage social, ainsi que l’association de cette utilisation avec la santé mentale. Nous avons découvert que le groupe LGB était plus susceptible d’utiliser des sites de réseautage social et que les associations entre la santé mentale (p. ex., symptômes de dépression, solitude) variaient en fonction de l’orientation sexuelle.

J’ai récemment terminé ma deuxième étude de mémoire qui explore le risque cognitif au moyen d’une évaluation validée du nom d’Australian National University – Alzheimer’s Disease Risk Index (ANU-ADRI, ou Université nationale australienne – indice de risque de la maladie d’Alzheimer). C’est la première fois que les variables de l’ANU-ADRI sont intégrées à celles de l’ÉLCV. À l’aide des données de l’ANU-ADRI, nous avons calculé les indices de risque cognitif des participantes et participants à l’ÉLCV et les avons comparés entre le groupe LGB et le groupe hétérosexuel. Nous avons établi que les participantes et participants LGB différaient du groupe hétérosexuel dans les pointages de l’ANU-ADRI attribués en fonction de l’âge, de la dépression, du tabagisme, de l’engagement social et de la consommation de poisson. Cependant, selon les indices globaux de l’ANU-ADRI, les participantes et participants LGB couraient un risque cognitif plus faible que leurs homologues hétérosexuels. C’est surprenant, puisque des recherches antérieures ont démontré un risque de déclin cognitif plus élevé dans les communautés LGB que dans les communautés hétérosexuelles, en raison des expériences de stigmatisation sociale et de discrimination qui s’accumulent tout au long de leur vie. Nos résultats démontrent la résilience et les ressources des communautés LGB. Cette étude, qui a été soumise en vue d’être publiée, est en cours d’évaluation par un comité de lecture.

Quelle est la chose la plus intéressante ou la plus surprenante que tu as apprise en travaillant avec lÉLCV? Comment crois-tu que lÉLCV t’aidera à grandir en tant quétudiante ou en général? 

Ce que j’ai appris de plus surprenant grâce à mon travail avec les données de lÉLCV, c’est la difficulté de combiner des ensembles de données sur des milliers de participantes et participants et des centaines de variables à de multiples moments. Mon travail avec des données de lÉLCV a largement amélioré mon analyse des données et mes habiletés statistiques. Il a contribué à me sentir plus à l’aise de travailler avec de grands ensembles de données (p. ex., l’Enquête sur la santé dans les communautés canadiennes). Cet apprentissage est inestimable pour ma carrière.  

Comment penses-tu que lÉLCV t’aidera à grandir en tant quétudiante ou en général?

Grâce à mon travail avec les données de lÉLCV, je crée des liens avec de plus en plus de chercheuses, de chercheurs et de stagiaires qui sintéressent au vieillissement. Je suis toujours ravie de rencontrer dautres chercheurs qui travaillent avec les données de lÉLCV lors de congrès et d’événements. Je suis aussi reconnaissante de mieux comprendre la recherche longitudinale, qui m’aide à nouer des liens avec des chercheuses et chercheurs du monde entier qui travaillent à des projets comparables (p. ex., l’Étude longitudinale anglaise sur le vieillissement, lÉtude sur la santé et la retraite). 

Comment penses-tu que les résultats de lÉLCV te seront utiles ou utiles à d’autres à l’avenir? 

Nos découvertes sur la santé mentale, la cognition et le soutien social des communautés LGB seront utiles au milieu de la recherche, aux décisionnaires et aux populations LGB. En recherche, nos travaux avec les données de lÉLCV corrigent des lacunes importantes sur l’expérience des Canadiennes et Canadiens LGB plus âgés, qui peuvent éclairer et orienter les futures recherches. Pour les décisionnaires, nos recherches font ressortir les lacunes sur le plan des services aux communautés LGB âgées (p. ex., services de santé mentale), et ces données probantes peuvent être utilisées pour réclamer une augmentation du financement dans ce secteur. enfin, nos travaux peuvent aider les membres des communautés LGB à comprendre les risques et les ressources qui les concernent et faire ressortir les changements comportementaux (p. ex., se doter de solides systèmes de soutien social, arrêter de fumer) qui les aideront à bien vieillir. 

As-tu une idée du genre de travail que tu aimerais faire après tes études? 

Quand j’aurai terminé mes études, j’espère devenir géropsychologue clinique, une psychologue spécialisée auprès des personnes âgées. Dans l’idéal, j’aimerais continuer à faire de la recherche, à faire du mentorat ou de l’enseignement auprès des étudiants et à évaluer et traiter des clients.

Au-delà de ton expérience professionnelle, qu’est-ce que l’ÉLCV ta apporté? 

Je suis reconnaissante de pouvoir participer à la série de webinaires de l’ÉLCV, qui me permet de faire connaître mon travail à mes amis et ma famille. Ils s’informent souvent de mes recherches, et je peux maintenant les diriger vers un webinaire enregistré s’ils veulent en savoir plus.

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