On l’appelle souvent le « tsunami d’argent ». Le vieillissement de la population canadienne deviendra un défi de santé publique au cours des prochaines décennies. D’ici 2025, on estime qu’un Canadien sur cinq aura plus de 65 ans et que d’ici 30 ans, le Québec aura l’un des plus grands personnes âgées populations dans le monde occidental. L’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) et l’Université McGill ont lancé aujourd’hui le volet montréalais de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ÉLCV) – l’une des études les plus complètes jamais menées sur le vieillissement.
L’IR-CUSM est un acteur majeur dans cet ambitieux projet pancanadien qui implique plus de 160 chercheurs et collaborateurs de 26 universités canadiennes. Les données seront recueillies à 11 endroits au Canada, dont deux au Québec : Montréal et Sherbrooke. Le site de l’IR-CUSM supervisera les données recueillies tous les trois ans auprès de 3 000 personnes qui seront invitées à participer par le biais d’entrevues à domicile et d’évaluations physiques. Le site de Montréal abritera également le ÉLCV Centre d’analyse statistique, qui coordonnera l’accès aux données et l’utilisation pour les chercheurs.
« Nous ne vieillissons pas et ne nous adapterons pas de la même façon que nos parents, alors nous avons besoin de données complètes pour nous aider à prendre des décisions concernant les politiques sociales, les soins cliniques et les services de santé », a déclaré Christina Wolfson, cochercheuse principale de l’ÉLCV, chercheuse à l’IR-CUSM et professeure au Département d’épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l’Université McGill. « La vaste portée de l' ÉLCV nous fournira les données dont nous avons besoin.
ÉLCV de partout au pays suivront 50 000 hommes et femmes âgés de 45 à 85 ans pendant une période de 20 ans. Cette étude nationale à long terme examinera les facteurs qui jouent un rôle dans le maintien de la santé et de la qualité de vie à mesure que les gens vieillissent. Les chercheurs recueilleront de l’information sur l’évolution des aspects biologiques, médicaux, psychologiques, sociaux, liés au mode de vie et économiques de la vie des gens.
L' ÉLCV n’est pas seulement une étude, mais une plateforme de recherche qui sera utilisée par les chercheurs pendant des décennies grâce à la gamme d’informations qui seront recueillies et analysées », a déclaré Yves Joanette, directeur scientifique de l’Institut du vieillissement des Instituts de recherche en santé du Canada (IV-IRSC).
« L’annonce d’aujourd’hui de la composante montréalaise de l' ÉLCV est un rappel du rôle positif que la bonne combinaison de chercheurs de calibre mondial et d’équipement de pointe peut avoir sur la vie des Canadiens », a déclaré M. Gilles Patry, président et chef de la direction de la Fondation canadienne pour l’innovation. « Nous sommes fiers de pouvoir soutenir la Dre Wolfson et son équipe dans la poursuite de leurs recherches dans le cadre de cette étude nationale approfondie sur le vieillissement. »