Médiateurs du déclin de la fonction pulmonaire lié à l’âge

Année :

2017

Demandeur :

Verschoor, Chris

Établissement :

Université McMaster

Courriel :

cversch@mcmaster.ca

Numéro de projet :

171012

État d’avancement du projet approuvé :

Complété

Résumé du projet

Le maintien de la fonction pulmonaire est un élément souvent sous-estimé, mais essentiel, du vieillissement en santé. La fonction pulmonaire décline naturellement avec l’âge, en présence ou en absence de facteurs explicites (p. ex. tabagisme) et implicites (p. ex. démographie,mode de vie). Même si la majorité des personnes âgées canadiennes ne sont pas exposées à des facteurs explicites, plusieurs facteurs implicites sont extrêmement courants et ont un impact important sur la fonction pulmonaire. L’objectif principal de ce projet est de caractériser la relation qui unit la fonction pulmonaire et les facteurs implicites dans plusieurs domaines (c.-à-d. le mode de vie, le domaine psychosocial, la santé et la maladie) et d’identifier des médiateurs significatifs de ce déclin lié à l’âge. Nous souhaitons également savoir si ces relations sont présentes chez les « fumeuses et fumeurs en santé », c’est-à-dire les individus qui fument actuellement, mais qui n’ont aucune perte de la fonction pulmonaire.

Résultats du projet

Le maintien de la santé pulmonaire est un élément souvent sous-estimé, mais pourtant essentiel du vieillissement en bonne santé et du bien-être optimal. Compte tenu de l'évolution sans précédent de l’âge moyen des Canadiennes et Canadiens au cours du prochain demi-siècle, il sera important d’étudier les corrélats de la fonction pulmonaire et les symptômes d’une mauvaise santé pulmonaire chez les personnes âgées.

Dans le cadre de notre projet, nous avons observé des liens notables et significatifs entre la fonction pulmonaire spirométrique (c'est-à-dire FEV1, FEV1/FVC) et les maladies respiratoires, le tabagisme, l'obésité, le revenu et l'activité physique, tandis que les facteurs psychosociaux présentaient principalement des liens non significatifs. En général, ces associations étaient plus fortes chez les hommes que chez les femmes, et plus fortes chez les personnes âgées de 65 ans et plus que chez celles âgées de 45 à 64 ans. Il est intéressant de noter que, même en l’absence d’une fonction pulmonaire affaiblie, les symptômes respiratoires comme la toux, l’essoufflement et la respiration sifflante demeurent liés à une mauvaise santé globale. Chez les personnes âgées ayant une fonction pulmonaire normale, les symptômes respiratoires et le tabagisme étaient indépendamment associés à la fragilité, les associations les plus importantes étant observées chez les personnes présentant au moins un symptôme respiratoire et chez les fumeuses et les fumeurs actuels ayant été exposés à une valeur plus grande que 10 paquets par année. Cependant, le lien entre les symptômes et la fragilité était évident même chez les personnes n’ayant jamais fumé. Ces résultats suggèrent que les symptômes respiratoires ne doivent pas être simplement considérés comme un sous-produit bénin du vieillissement.