Examiner la fragilité au Canada dans une perspective de santé de la population

Année :

2016

Demandeur :

Griffith, Lauren

Établissement :

Université McMaster

Courriel :

griffith@mcmaster.ca

Numéro de projet :

161007

État d’avancement du projet approuvé :

Complété

Résumé du projet

La fragilité, surtout à un stade précoce, peut être une période de transition entre un vieillissement en santé et un état de dépendance. Cette dépendance pourrait faire l’objet d’interventions pour rétablir la robustesse et retarder le déclin. Même si la fragilité est plus fréquente chez les personnes les plus âgées, les données probantes indiquent qu’elle est associée à un plus fort taux de mortalité et à une plus grande utilisation des services de santé à tout âge. De plus, les recherches révèlent que chez les plus jeunes, il est plus courant de renverser un état de fragilité pour redevenir en bonne santé, ce qui fait ressortir l’importance de dépister la fragilité à tout âge pour améliorer la santé en population. La présente étude nous permettra de mieux comprendre les variations des changements liés à la fragilité selon les régions du Canada. L’équipe de recherche dépistera les sous-groupes de personnes qui présentent une plus grande évolution de la fragilité et déterminera les liens entre la fragilité et son évolution et l’utilisation des services de santé. Ce projet contribuera à étudier la question importante sur le plan des politiques : « Pourquoi certaines personnes sont-elles fragiles et d’autres pas? »

Résultats du projet

La fragilité est un état de réduction de la santé et du fonctionnement chez les personnes âgées, qui augmente avec l’âge. Il existe des traitements pour en retarder l’évolution, mais il est démontré que ceux-ci fonctionnent mieux aux stades précoces. En santé publique, il est important de comprendre pourquoi certaines personnes sont fragiles et d’autres pas, sans compter que cette compréhension contribue à adapter les traitements. L’étude a été entreprise pour mieux comprendre les variations de la fragilité dans les diverses régions du Canada. L’équipe a utilisé un « indice de la fragilité » pour comptabiliser le nombre d’affections ou de « déficit » de chaque personne. Elle a formé des sous-groupes en fonction des facteurs sociaux, comme le revenu et l’instruction, et les a comparés pour établir leur taux de fragilité ainsi que les liens entre la fragilité et l’utilisation des services de santé.

L’équipe a constaté une plus grande fragilité chez les personnes à plus faible revenu et moins instruites. Selon ces résultats, chez les personnes moins âgées, les déficits psychologiques et cognitifs comme la dépression et les problèmes de mémoire sont surtout reliés aux taux de fragilité globaux et aux différences des taux de fragilité en fonction du revenu. L’équipe a également remarqué que l’utilisation des services de santé était également reliée à la fragilité, mais que pour la plupart des types d’utilisation (consultations à l’urgence, hospitalisation, soins à domicile), le lien était plus fort chez les personnes aux revenus les plus faibles. Dans l’ensemble, les résultats indiquent que le taux de fragilité et les répercussions de la fragilité sur les soins sont davantage ressentis chez les personnes à plus faible revenu.