Webinaires de l’ÉLCV

L’association entre l’âge de la ménopause et l’hormonothérapie à base d’œstradiol, d’une part, et la performance cognitive chez les femmes aux fonctions cognitives normales, d’autre part, dans le cadre de l’ÉLCV

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Soyez des nôtres le jeudi 26 mars à 13 heures HE au webinaire de l’ÉLCV intitulé  »L’association entre l’âge de la ménopause et l’hormonothérapie à base d’œstradiol, d’une part, et la performance cognitive chez les femmes aux fonctions cognitives normales, d’autre part, dans le cadre de l’ÉLCV.” Ce webinaire sera présenté par Liisa Galea, chercheuse principale au Centre de toxicomanie et de santé mentale et professeure au département de psychiatrie de l’Université de Toronto, et Laura Gravelsins, chercheuse postdoctorale au Centre de toxicomanie et de santé mentale.

La ménopause et l’hormonothérapie ménopausique (HTM) peuvent influer sur la cognition des femmes postménopausées, mais les résultats des recherches sont variables. Une limite ne suffit pas pour tenir compte des facteurs susceptibles de contribuer aux effets hétérogènes, y compris l’âge à la ménopause, la voie d’administration d’une formulation d’HTM à base d’œstradiol (E2) et l’histoire reproductive. De plus, l’HTM à base d’E2 peut toucher différemment divers domaines cognitifs. À l’aide des données de référence de l’ÉLCV, les chercheuses ont examiné les associations entre l’âge de la ménopause et l’HTM à base d’E2 dans trois domaines cognitifs : la mémoire d’évocation située dans le lobe temporal médian, la mémoire prospective et la cognition située dans le lobe frontal.

Liisa Galea est titulaire de la chaire Treliving en santé mentale des femmes au Centre de toxicomanie et de santé mentale et professeure au département de psychiatrie de l’Université de Toronto. Elle dirige le Women’s Health Research Cluster, un réseau consacré à promouvoir et à catalyser des recherches percutantes en santé des femmes, composé de plus de 1 000 membres répartis dans 43 pays. C’est une experte de renommée mondiale sur les influences du genre et des hormones sexuelles sur le cerveau, particulièrement les troubles psychiatriques liés au stress et la démence. Elle a publié plus de 220 articles scientifiques, est membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé et a été nommée au palmarès des 25 femmes d’influence au Canada en 2025.

Laura Gravelsins est une chercheuse qui se consacre à faire progresser l’analyse comparative fondée sur le sexe et le genre plus (ACSG Plus) et l’équité de genre en neurosciences. Détentrice d’un doctorat en psychologie de l’Université de Toronto en 2024, elle est chercheuse postdoctorale sous la supervision de Liisa Galea au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH). Ses recherches portent sur l’influence des hormones ovariennes sur la mémoire, la santé cérébrale et la qualité de vie tout au long de la vie. Pendant sa maîtrise, elle a étudié les effets de la contraception hormonale sur la mémoire de travail des jeunes femmes. Au doctorat, elle s’est intéressée à l’influence de l’hormonothérapie sur la cognition, la structure cérébrale et le sommeil chez les femmes d’âge mûr ayant subi une ovariectomie précoce, une population qui court un risque élevé de démence plus tard dans la vie. Inspirées par ce travail, ses recherches postdoctorales actuelles au Labo Galea font appel à des démarches à méthodologie mixte, qui intègrent des données quantitatives à grande échelle à des entrevues qualitatives approfondies pour mieux comprendre les influences de la ménopause sur la santé cérébrale des femmes âgées.

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