La relation entre les expériences négatives de l’enfance, les maladies inflammatoires à médiation immunitaire et la comorbidité psychiatrique

Année :

2022

Demandeur :

Marrie, Ruth Ann

Stagiaire :

O’Mahony, Julia

Établissement :

Université du Manitoba

Courriel :

rmarrie@hsc.mb.ca

Numéro de projet :

2201019

État d’avancement du projet approuvé :

Complété

Résumé du projet

Chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, le système immunitaire est responsable de symptômes dans diverses parties du corps. Par exemple, en cas de sclérose en plaques, c’est le cerveau qui est touché. Les personnes atteintes de maladies auto-immunes sont plus susceptibles que les autres de souffrir de dépression ou d’anxiété. Les recherches se poursuivent sur les causes des maladies auto-immunes, mais on a récemment découvert que les personnes atteintes de ce type de maladie sont plus souvent victimes de maltraitance pendant l’enfance que celles en bonne santé. Les expériences négatives de l’enfance désignent la maltraitance, la négligence et d’autres situations, telles que le divorce des parents ou la maladie mentale. Elles peuvent influer sur le système immunitaire et les réactions au stress. Elles peuvent également avoir une influence sur le développement du cerveau. L’équipe de recherche pense que ce phénomène peut accroître le risque de maladie auto-immune, de dépression et d’anxiété. L’équipe comparera les taux d’expériences négatives de l’enfance chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes à ceux des personnes atteintes d’autres maladies chroniques et de celles en bonne santé. Elle comparera également les taux d’expériences négatives de l’enfance et de troubles psychiatriques chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires à médiation immunitaire.

Résultats du projet

Les différents types de maladies auto-immunes sont responsables de symptômes dans diverses parties du corps. En cas de sclérose en plaques, les symptômes se manifestent dans le cerveau; en présence de maladie inflammatoire de l’intestin, ils s’expriment dans les intestins, et en cas de polyarthrite rhumatoïde, ils se logent dans les articulations. On ne connaît pas la cause des maladies auto-immunes, mais on le découvrira peut-être grâce à l’étude des différences entre les personnes atteintes de maladies auto-immunes et celles atteintes d’autres maladies chroniques ou en bonne santé. On sait que les personnes atteintes de maladies auto-immunes sont plus susceptibles de souffrir de dépression, d’anxiété et de maltraitance pendant l’enfance que celles qui sont en bonne santé. Les expériences négatives de l’enfance (ENE) désignent la maltraitance, la négligence et d’autres situations, telles que le divorce des parents ou la maladie mentale. L’équipe de recherche a constaté que les personnes atteintes de maladies auto-immunes étaient plus susceptibles d’avoir vécu des ENE que celles en bonne santé, mais pas que celles atteintes de maladies non auto-immunes. Elle a également découvert que les taux d’ENE des personnes atteintes d’une maladie auto-immune du cerveau (sclérose en plaques) n’étaient pas plus élevés que si la maladie auto-immune touchait les intestins ou les articulations. Par ailleurs, l’équipe a déterminé que les personnes atteintes de maladies auto-immunes qui avaient vécu des ENE étaient plus vulnérables aux maladies mentales et, enfin, que les maladies mentales jouent un rôle mineur dans la relation entre les ENE et les maladies auto-immunes.