Centre de génétique et d’épigénétique (GEC)
Les études épigénétiques de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ÉLCV) arrivent à point; en effet, l’ÉLCV sera la première étude mondiale à mesurer l’évolution des marqueurs épigénétiques dans une vaste cohorte de sujets pour lesquels il sera dorénavant possible d’obtenir des mesures de nature sanitaire, sociale et environnementale. Les importantes répercussions de l’épigénétique sur la santé et la maladie chez l’humain sont maintenant largement reconnues, même s’il s’agit d’une sphère de recherche relativement nouvelle et essentiellement axée, jusqu’à tout récemment, sur la lutte contre le cancer.
Or, bien que cette discipline soit l’un des points de mire des consortiums scientifiques européens (http://www.epigenome-noe.net/index.php) et ait été intégrée à la programmation des NIH aux États-Unis (http://nihroadmap.nih.gov/epigenomics/), on n’observe aucune concertation au Canada pour intensifier les recherches épigénomiques, et cela en dépit de la présence au pays d’un bassin de chercheurs chevronnés. L’ÉLCV procure à ces chercheurs les moyens de concerter leurs efforts dans ce domaine. Les données recueillies dans le cadre de l’ÉLCV permettront d’établir une stratégie proprement canadienne pour chercher à comprendre les phénomènes épigénétiques dans la population humaine.
Le Centre de génétique et d’épigénétique (GEC) de l’ÉLCV, constitué sous la direction des Drs Hayden, Kobor, et Cynader, sera établi à Vancouver au Centre for Molecular Medicine and Therapeutics du centre hospitalier du Children’s and Women’s Hospital, en lien étroit avec le Brain Research Centre, tirant profit des synergies de l’expertise que l’on retrouve dans ces deux établissements. Le Centre de génétique et d’épigénétique favorisera la formulation d’hypothèses qui seront ensuite vérifiées par l’analyse sans biais de microréseaux pour mesurer l’épigénome chez divers sous-ensembles de sujets de l’ÉLCV sur une période prolongée. Les gènes candidats dont il est postulé qu’ils sont particulièrement sensibles aux altérations épigénétiques pendant le vieillissement seront dérivés des études génomiques et mesurés quantitativement chez tous les sujets participant à l’ÉLCV.